Guide pratique du voyage
Réserver son voyage par le biais d’Internet : ce que vous devez savoir
Internet s’est invité dans la vie des consommateurs depuis plusieurs années. Il constitue un canal de distribution pour le voyage de tout premier plan. Il représente ainsi 15% des voyages vendus.
Néanmoins que les voyages soient commercialisés par le biais d’Internet ou pas le biais d’une agence traditionnelle, le respect du droit en la matière s’impose tant au niveau commercial qu’au niveau professionnel puisque la profession d’agents de voyages est règlementée.
De ce fait, les agences commercialisant leurs offres sur Internet rentrent dans le champ d’application du code de tourisme (remplaçant la loi du 13 juillet 1992, depuis le 01 janvier 2005) régissant les modalités d’exercice des activités relatives à l’organisation et à la vente de voyages ou de séjours.
Un descriptif des voyages doit être effectué selon les modalités identiques décrites plus haut.
Si la description de l’offre proposée est trop sommaire, le voyagiste commercialisant ses voyages doit transposer par écrit la totalité de l’information préalable et l’envoyer au domicile du client.
Sachez que les règles du commerce électronique ont été renforcées en juin 2004 par l’adoption de la loi sur la confiance en l’économie numérique.
Cette loi engage le professionnel commercialisant ses offres de voyages sur Internet à une responsabilité globale sur l’ensemble de la vente en ligne. Cela va de l’ordre de commande à la fourniture de biens ou de prestations de services. Il impose également une parfaite exécution des clauses contractuelles.
La responsabilité du professionnel pourra par contre être limitée si la mauvaise exécution contractuelle est imputable au client ou bien soit corrélatif à un fait imprévisible et insurmontable d’un tiers au contrat ou enfin lié à un cas de force majeur.
Néanmoins, sachez que dans tous les cas la vente à distance vous offre un délai de réflexion de 7 jours pour annuler le voyage.
Par ailleurs lorsque vous souscrivez un contrat par Internet vous devez obtenir un contrat de voyage et un reçu de vos règlements
Faîtes bien la différence entre un site de voyage comparable en fait à une agence traditionnelle de voyage avec un site de voyage proposant des offres sous forme d’affiliation.
Un site affilié est comparable à un courtier. Il ne fait que diffuser les offres de voyages de son affiliateur avec lequel il a conclu un contrat d’affiliation. Il n’est en aucune manière le concepteur des offres de voyages et encore moins l’organisateur. Il est un relais de communication pour faire connaître les prestations de l’affiliateur à l’ensemble d’une clientèle potentielle. Il est commissionné par le commerçant pour commercialiser.
Pour ce qui est du voyagiste (non affilié par le biais d’un contrat d’affiliation) sur Internet, les conditions générales de ventes doivent être clairement visible et doivent notamment indiqué site le siège social de l’entreprise qui commercialise l’offre de voyage par Internet sur situe en France ou à l’étranger.
Ceci est important car si le site Internet est situé à l’étranger hors de l’union européenne votre achat est régit par les lois de ce pays ce qui peut poser problèmes en cas de litiges.
Sachez enfin que si vous achetez votre voyage par le biais du net, votre acte d’achat est régie par la loi de la vente à distance en conséquence vous disposez d’un délai de réflexion de sept jours de réflexion pour annuler votre voyage.
Par ailleurs quand vous achetez un voyage sur Internet vous devez obtenir un contrat de voyages et des reçus de vos règlements.
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Voici ce que j'ai trouvé dans les conditions générales de vente de last minute :
ABSENCE D'UN DROIT DE RETRACTATION
Les dispositions légales relatives à la vente à distance prévues dans le Code de la consommation prévoient que le droit de rétractation n'est pas applicable aux prestations touristiques (article L 121-20-4 de code de la consommation).
Ainsi, pour toute commande de prestation de service effectuée auprès de VSM, vous ne bénéficiez d'aucun droit de rétractation.
Depuis la loi du 3 janvier 2001 n° 2001-1, le Gouvernement est autorisé à transposer par voie d’ordonnance les directives Communautaires.
C’est ainsi que par ordonnance du 23 août 2001 (Ordonnance n° 2001-741 portant transposition des directives Communautaires et adaptation du droit) a été transposée partiellement la directive du 20 mai 1997 n° 97/7/CE concernant la protection des consommateurs en matière de contrats à distance, parmi 6 autres directives.
Les modifications en droit interne sont substantielles pour les exploitants de site de commerce électronique.
Le chapitre II de cette ordonnance est consacré aux « contrats conclus à distance », ce qui correspond au vocable générique regroupant l’e-business et les autres moyens de vente hors présence physique (vente par correspondance, par téléphone, par minitel...).
Assimilation des services
Le nouvel article L.121-16 du Code de la Consommation applique aux services en ligne le même régime juridique de la vente à distance qui ne concernait jusqu’alors que la vente de biens.
Cette nouveauté obligera toutes les sociétés de services proposant une offre au travers de leur site à se conformer aux obligations de la vente à distance.
A ce titre, le droit de rétractation s’appliquera aux services en ligne. Le délai de rétractation de sept jours francs (ou droit de retour) qui commence à courir à la livraison des biens, se compte à partir de l’acceptation de l’offre pour les prestations de services (article L.121-20 du Code de la Consommation).
Informations obligatoires
Le site de commerce électronique correspondant à une offre de conclure un contrat, cette offre doit au minimum inclure les éléments suivants :
Si l’on peut considérer que la majorité des sites respectaient d’ores et déjà cette obligation d’information, il père maintenant une obligation générale d’information d’une « manière claire et compréhensible » et « sans équivoque » (article L.121-18 du Code de la Consommation).
Obligations de confirmation
Innovation majeure, le nouvel article L.121-19 du Code de la Consommation exige du professionnel s’adressant au consommateur qu’il confirme « par écrit ou sur un autre support durable à sa disposition en temps utiles et au plus tard au moment de la livraison » les informations de l’offre ainsi que les conditions et modalités d’exercice du droit de rétractation, le service après-vente et/ou les garanties et conditions de résiliation.
Ainsi, une étape nouvelle de confirmation de l’achat doit être mise en place dans la gestion de l’acte d’achat sur le site (article L.121-19 du Code de la Consommation).
Le risque est loin d’être négligeable pour le vendeur puisque le non-respect de cette obligation de confirmation aura pour effet de porter le droit de rétractation de sept jours à trois mois.
Si la confirmation intervient pendant ce délai de trois mois, le délai de rétractation court alors à partir de la réception de cette confirmation (article L.121-20 du Code de la Consommation). On peut vraisemblablement considérer que cette confirmation aura un effet non négligeable en terme de preuve ultérieure de l’achat.
Remboursement
Le professionnel est tenu de rembourser le consommateur qui exerce son droit de retour sans délai et au plus tard sous trente jours à partir de la demande.
A défaut, le consommateur peut réclamer des intérêts au taux d’intérêt légal (article L.121-20-1 du Code de la Consommation).
Le même délai de remboursement s’applique en cas d’indisponibilité du produit (article L.121-20-3 du Code de la Consommation).
Exceptions au droit de rétractation
Cette ordonnance ne s’applique pas aux services financiers (article L.121-17 1° du Code de la Consommation).
Le droit de rétractation ne s’applique pas :
(article L.121-20-2 du Code de la Consommation)
Exécution de la commande
L’article L.121-20-3 dispose que le professionnel doit exécuter la commande sous trente jours à compter du lendemain de la commande.
Indisponibilité
Outre le délai de remboursement (voir supra), le professionnel peut substituer un bien ou un service « d’une qualité ou d’un prix équivalents » s’il s’en est réservé la possibilité.
Si le consommateur exerce alors son droit de retour, les frais de réexpédition sont à la charge du professionnel et le consommateur doit en être informé (article L.121-20-4 du Code de la Consommation).
Loi applicable
Si le contrat ou les conditions générales de vente prévoient l’application de la loi d’Etat non membre de la Communauté Européenne, le juge est tenu d’appliquer au contrat les dispositions plus favorables au consommateur du lieu de son domicile (article L.121-20-6 du Code de la Consommation).
Il importe de respecter au plus tôt cette nouvelle réglementation.
Les Associations de Consommateurs peuvent notamment agir devant les juridictions civile par une « action en cessation d’agissements illicites » afin de faire cesser ou interdire tout agissement illicite.
« Le juge peut à ce titre ordonner le cas échéant sous astreinte la suppression d’une clause illicite ou abusive dans tout contrat ou type de contrat proposé ou destiné au consommateur » (article L.421-6 du Code de la Consommation).
La vigilance s’impose donc au professionnel.
Notons par ailleurs que cette ordonnance comporte d’autres dispositions relatives à la publicité comparative, aux clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs et à l’alimentation humaine et animale.